Un bon petit déjeuner pour un bon départ !
Pour commencer la journée du bon pied, rien ne vaut un petit
déjeuner équilibré. Le matin nous sommes à
jeun depuis de longues heures et notre cerveau a besoin de carburant
pour démarrer en douceur. Les individus qui prennent un petit déjeuner et qui consomment plusieurs petits repas par jour maintiennent plus facilement un poids santé que ceux qui évitent volontairement de déjeuner ou qui omettent des repas. Les enfants sont encore plus vulnérables
que nous à la panne sèche du matin; ils prennent de
plus petites quantités d’aliments lors des repas et ils
sont en pleine croissance.
On considère depuis longtemps que le petit déjeuner
est un repas très important. Malheureusement, beaucoup d’enfants
arrivent à l’école l’estomac vide. Bien
sûr, il y a de belles actions qui sont posées pour
réduire cette proportion d’enfants, (prenez par exemple
les déjeuners servis du lundi au vendredi gracieusement offerts
par le Club des petits déjeuners du Québec et ses
partenaires et ce, dans plusieurs écoles tout autour de la
province) mais il y a encore trop de jeunes qui ont cette mauvaise
habitude de ne rien avaler avant de quitter le domicile. Ont-ils
appris par notre mauvais exemple ??? Il est évident que l’importance
du déjeuner est plus difficile à inculquer chez les
enfants dont les parents ne le reconnaissent pas eux-mêmes
et qui ne déjeunent pas le matin.
Les enfants qui ne mangent rien le matin peuvent s’exposer
à des problèmes de santé. Ces problèmes
sont le résultat d’un jeûne prolongé de
18 heures entre le repas du soir et le dîner du lendemain.
À cause de leur petite taille et de leur métabolisme
plus élevé (ils sont en croissance), les enfants résistent
beaucoup moins bien que les adultes à cette privation. L’organisme
doit faire face en tout temps à une demande de glucose, élément
nutritif essentiel au bon fonctionnement du cerveau. Or, après
un jeûne aussi prolongé, les réserves de glucose
sont très basses et le foie doit le produire à partir
de la masse musculaire. Ce stress additionnel provoque des malaises,
telles la fatigue, la déshydratation et une perte d’énergie.
Souvent, un enfant qui a faim est apathique, manque de concentration
et d’attention et s’expose à moyen et long termes,
à des difficultés de compréhension, d’apprentissage
et à d’éventuels échecs scolaires.
Il va sans dire que l’enfant a besoin, pour sa croissance
et le maintien de sa santé, d’un apport nutritionnel
et énergétique quotidien suffisant. Le petit déjeuner
devrait combler au moins 25 % des besoins pour la journée
et inclure des aliments d’au moins trois des quatre groupes
du Guide alimentaire canadien, incluant une bonne source de protéines.
Les protéines jouent un rôle clé dans le maintien
du taux de sucre dans le sang, ce qui contribue à assurer
une meilleure concentration chez l’enfant.
Réveiller l’appétit
Déjeuner tous les matins n’est pas toujours chose facile
pour tous et toutes. Le manque de temps et d’appétit
figurent souvent parmi les obstacles rencontrés. Afin de
remédier à la situation, voici quelques petits trucs
qui sauront réveiller l’appétit de vos tout-petits
et même de vos plus grands !
- Encouragez-le à se lever plus tôt. Très
souvent, il s’agit de bouger un peu pour réveiller
l’appétit.
- Décorer la table ou l’assiette selon l’inspiration
du moment : une plante à fleurs ou un napperon spécial
ou un visage de clown fabriqué à l’aide morceaux
de fruits dans son bol de céréales.
- En tête-à-tête ou en famille, le petit déjeuner
commence bien la journée.
- Profitez-en pour l’accompagner et pour échanger
sur les évènements de la journée. L’appétit
vient en mangeant…avec quelqu’un.
- Prenez aussi l’habitude de déjeuner si vous ne
le faite pas. Vous verrez que votre enfant voudra vous imiter.
Plus on développe de bonnes habitudes alimentaires jeune,
plus il y a de chances qu’elles durent toute la vie.
- Armez-vous de patience. Les bonnes habitudes s’acquièrent
lentement.
Mon enfant refuse de manger…
Le refus d'aliments et les caprices alimentaires font partie intégrante
de l'évolution de l'enfant. Très tôt, l'enfant
comprend le pouvoir qu'il peut exercer sur ses parents en ce qui a
trait à son rapport avec la nourriture. Quoi faire et comment
réagir devant le refus de manger ?
Pour vous aider à faire face au refus de manger de votre
enfant, voici quelques grands principes :
**Ayez du plaisir à table**
Favorisez les situations et les sensations heureuses autour de
la table : fête, jeu, ambiance agréable pendant le
repas, participation de l'enfant à l'élaboration
des plats, stimulation de la curiosité de l'enfant.
**Ne le punissez pas à l’aide d’aliments **
Les enfants peuvent affirmer leur autonomie en refusant de manger.
Évitez que les aliments deviennent un objet de chantage.
Si votre enfant refuse toujours de manger, laissez son assiette
sur la table pendant 20 à 30 minutes. Puis, qu’il
ait mangé ou non, retirez l’assiette sans exprimer
de reproche ni par la parole ni par le regard.
**Ne le forcez pas **
Servez-lui de petites portions. Laissez votre enfant choisir la
quantité d'aliments qu'il désire consommer et offrez-lui
la possibilité d'en reprendre. Il apprendra à adapter
ses portions à son appétit.
La confrontation ne mène à rien, et forcer l'enfant
à manger un certain aliment ne fait qu'aggraver le problème.
Toutefois, persévérez en présentant souvent
le même aliment, même si ce dernier a déjà
été refusé.
**Attention aux coupe-faim **
Une trop grande quantité de jus, de boissons gazeuses ou
de grignotines entre les repas peut couper l'appétit de
votre enfant. Pour les mêmes raisons, il est préférable
de lui donner à boire après le repas.